Un beau dimanche ensoleillé de février, pas très froid, quoi de mieux pour vous inciter à la promenade... C'est donc l'appareil photo en poche que nous nous sommes dirigés vers la Brière
ce jour-là.
Mais d'abord, qu'est-ce que la Brière ? Pour répondre à cette question, remontons brièvement le cours de l'histoire.
Le marais briéron est né il y a des milliers d'années, de mouvements géologiques du plissement alpin. Cette vaste zone humide est la propriété indivise des habitants depuis le 8 août 1461, par
lettre patente du duc de Bretagne, François II, et confirmée par Louis XVI en 1784. Cette décision, respectée au cours du temps, est toujours en vigueur de nos jours.
Par la suite, afin de sauvegarder son patrimoine biologique et ses traditions, la Brière est devenue Parc Naturel Régional le 16 octobre 1970.
Pour en revenir à notre chasse aux photos, nos pas nous ont conduits au Village de Kerhinet et au port de Breca, situés sur la commune de Saint-Lyphard.
BRECA :
Ce village et son port sont situés en lisière ouest du marais. De nombreuses promenades en barque permettant de circuler sur les canaux sont proposées par les habitants du
secteur.
Floraisons d'hiver à Bréca
KERHINET :
Le village de Kerhinet est l'un des sites remarquables à visiter permettant d'imaginer la vie des Brièrons dans le passé et découvrir leur habitat.
Kerhinet a été entièrement restauré par le Parc régional qui pratique depuis plus de 35 ans avec l'aide de la Région des Pays de Loire, une politique de maintien et de sauvegarde de
l'architecture traditionnelle, par le biais de subventions.
Cette action a permis de redonner une image positive des toitures en roseau, symbole de pauvreté, plus ou moins délaissées au profit de couvertures en ardoise, vers le
milieu du 20e siècle. Elle a de plus contribué à revaloriser le métier de chaumier et son savoir-faire ancestral.
La Brière compte actuellement plus de 3000 chaumières, soit 60% du patrimoine français !
Un magnifique patrimoine d'ailleurs, à protéger et admirer....
Un âne très gentil et particulièrement sociable
Au hasard des balades ici ou là, il arrive parfois que l'on tombe en arrêt devant un spectacle original ou surprenant, voire incongru, généré par l'homme ou créé par la nature. Alors, dans ces
cas-là, l'oeil en joie, le photographe amateur s'empresse de "cliquer" afin d'enrichir sa collection.
Voici donc, livrés en vrac, quelques clichés issus de ces rencontres imprévues...
Pattes et pieds.... sur la
plage
Un canard plus grand que la base sous-marine, bizarre, bizarre.... et gonflé...
Les restes du canard au fond du bassin, le lendemain !
Curieux alignement sur site portuaire
Cordages à débrouiller
Et maintenant cette locomotive qui veut doubler le bateau....
Il se passe tout de même de drôles de choses dans ce port !
Même des "Nombrils de Vénus" y trouvent leur place
Ailleurs, certaines manifestations comme le Festival des Jardins à Chaumont, offrent aussi de bonnes occasions de jouer du numérique :
Pour finir, cueillie à Bruxelles, cette photo d'un drôle de Belge déguisé en humanoïde aquatique et semblant prêt à sauter de la fontaine où on l'a placé
:
D'ailleurs, très intrigués par ce personnage, nous remercions par avance celui (ou celle) d'entre vous qui saurait de quoi il s'agit et nous le ferait savoir...
Au fait, l'autre individu plus haut, c'est Monsieur Hulot ! (Jacques Tati), à Saint-Marc-sur-Mer, lieu de
tournage du film "Les vacances de Monsieur Hulot".
Toujours M. Hulot... et toujours à Saint-Marc.
Merci pour votre attention,
Le photographe,
Afin de lutter contre la contrebande en provenance d'Angleterre, la régie des Douanes, créée en 1791, entreprit la surveillance des côtes bretonnes en
patrouillant jour et nuit le long de chemins littoraux ou de passages d'acccès à la mer.
Ce "sentier des douaniers", après être tombé en désuétude, fait désormais l'objet de toutes les attentions et protections de la part des communes et du Conservatoire du Littoral. Il s'étire sur
environ 1300 kms, de l'Estuaire de la Loire au Mont Saint-Michel et s'est peu à peu transformé en chemin de grande randonnée permettant ainsi à ceux qui le désirent, d'effectuer le tour de
la Bretagne.
Nous qui bénéficions de la première fraction de ce chemin côtier, avons pour notre part la possibilité d'admirer l'estuaire de la Loire au sein d'une végétation luxuriante mais parfaitement
entretenue. Voici quelques vues saisies au cours d'une promenade dominicale...
La cale de Trébézy (au fond la pointe
de Villès-Martin)
Implantées au pied des falaises ou le long du rivage, de nombreuses pêcheries font partie du paysage littoral et ce depuis bien longtemps. Elles sont
propriété de pêcheurs amateurs qui entretiennent avec soin leur cabane sur pilotis qui sont reliées à la côte par d'étroites passerelles. Ils pratiquent comme un loisir, une pêche - peu rentable
semble-t-il -, au moyen d'un carrelet, sorte de filet carré qu'ils montent et descendent au gré des marées, à l'aide d'un treuil.
Ces pêcheries appartiennent au domaine maritime et font l'objet d'une concession renouvelable tous les 5 ans.
L'embouchure de la Loire n'en a pas l'apanage puisque ce type de cabanes perchées émaille le littoral atlantique jusqu'au bassin d'Arcachon où elles portent le nom de cabanes "tchanquées"
terme issu du gascon qui signifie "échasses".
Plus loin, des canards Colvert se dandinent sur le sentier tout en cancanant... Ces oiseaux aquatiques dits "barboteurs",
sont présents dans de nombreuses régions de l'hémisphère nord. Au Canada, les mâles sont familièrement appelés "têtes vertes". Les femelles qui portent des couleurs bien moins attrayantes se
chargent exclusivement de la couvaison afin d'éviter que les teintes vives du plumage des
mâles n'attirent les prédateurs.
Les canards vivent en moyenne 5 ans mais certains peuvent atteindre 29 ans ! Détail important à savoir : ces beaux oiseaux sont souvent porteurs sains du H5N1, et du fait de leur longévité ils peuvent donc véhiculer le virus un certain temps.
En ce qui concerne la chasse, le Colvert est l'espèce la plus convoitée en France où elle représente 60% du tableau de
chasse annuel. Les chasseurs de gibier d'eau utilisent - hélas ! - plusieurs moyens pour attirer les oiseaux, tels ces leurres, réunis dans une caisse abandonnée au bord du sentier :
De l'écluse part un chemin de terre en direction de la réserve ornithologique, mais ce jour-là le froid nous a dissuadés
d'essayer d'apercevoir des oiseaux sauvages et nous nous sommes dirigés vers Fedrun, l'une des îles du marais.
A défaut de migrateurs, nous nous sommes donc contentés des volailles domestiques qui vaquent en toute liberté à leurs occupations près des embarcadères. Habituées à être approchées par des
inconnus, celles-ci ne sont pas du tout farouches quand on leur place un objectif sous le nez, enfin je veux dire, le bec ! Un certain coq (de Brière bien sûr !) s'est même proposé pour
prendre la pose, très fier sans doute de son magnifique plumage !
A Fedrun, la configuration des lieux est telle que presque chaque habitation possède un accès direct au marais. A la
belle saison, les propriétaires proposent au public la découverte de la flore et la faune aquatiques à bord de leur chaland, conduit uniquement à la perche. Ces promenades fort
intéressantes, permettent ainsi de parcourir les canaux ou curées ainsi que les piardes (plans d'eau peu profonds) bordés de roselières.
Nouvelle promenade dans le Parc de Brière ce matin frisquet mais ensoleillé de Pâques.
Première halte à Saint-Malo-de-Guersac où se trouve une écluse, point de confluence du canal de Rozé et de la rivière Brivet. Ce passage fluvial vers Nantes était autrefois emprunté par les
Brièrons pour transporter et commercialiser la tourbe récoltée dans le marais ; produit qu'ils utilisaient d'ailleurs quotidiennement pour se chauffer et cuisiner.
A noter que cette écluse en bois fonctionne toujours. Jouxtant celle-ci, la maison de l'Eclusier, encore fermée à cette date, est désormais convertie en musée et abrite des expositions, des
vidéos et procure toutes les informations souhaitées sur l'histoire des marais et la vie briéronne.
La Loire dont la source se trouve en Ardèche au Mont Gerbier de Jonc, est un fleuve de 1012 kms qui se jette dans l'Océan Atlantique à
travers un estuaire situé au sud de la Bretagne, entre Saint-Nazaire et Saint-Brévin.
Autrefois, axe très important de transport fluvial, la Loire n'est plus navigable aujourd'hui, pour les plus gros navires, que dans son estuaire et jusqu'à Nantes.
Parfois surnommé "fleuve royal" en raison des nombreux châteaux souvent royaux qui la surplombent, la Loire a été classée en 2000 par l'UNESCO "patrimoine mondial de l'humanité, pour une partie
de sa vallée. Sa biodiversité, ses écosystèmes ont par ailleurs fait l'objet de deux directives européennes destinées à protéger sa flore et sa faune, extrêmement riches.
Pour moi, être née au bord de ce fleuve, représente une partie de mon identité et de mon enfance. A cette époque je ne connaissais pas
d'autres plages que celles des bords de Loire, avec ses sables qu'on disait "mouvants" et dont il fallait se méfier. Les baignades aussi pouvaient s'avérer dangereuses et le large fleuve dit
tranquille recelait de nombreux pièges : trous d'eau sombres et profonds et courants imprévisibles... Pourtant, être ligérienne, quelle fierté, et quel plaisir de remonter de temps à autre le
cours majestueux du fleuve pour des balades toujours aussi belles et passionnantes !
Voici, de Blois à l'embouchure de la Loire, quelques prises de vues pouvant illustrer mon propos....
La Loire à Blois...
Le château vu du parc
Une aile du château vue du bord de Loire
Les écuries et le pigeonnnier édifiés en 1877
La Loire prise de la terrasse du château
Pris par la quiétude des lieux, nous avons flâné jusqu'à la nuit tombée sur les berges du fleuve, admirant le coucher de soleil miroitant sur les eaux
tranquilles. Les variations d'ambiance lumineuse au crépuscule sur la Loire : un vrai régal pour les yeux... Je vous invite à partager cet éphémère moment ...
Puis tandis que le soleil disparait derrière les arbres, la nature s'endort....
Mais on ne fait pas halte à Chaumont sans visiter le festival International des Jardins organisé dans le Parc du Château de mai à octobre. Depuis 1992, cette manifestation accueille sur
concours selon un thème précis, des personnalités de la création paysagère qui nous ouvrent des perspectives sur les jardins de demain et font appel à notre imaginaire de
jardiniers. En 2008, le thème retenu sera "les jardins en partage".
Mais pour l'heure, voici quelques aspects du festival 2005 qui portait sur la mémoire des jardins...
Une composition contemporaine de la Ville de
Blois
Pour Honoré de Balzac, Guérande était "un magnifique joyau de féodalité". Effectivement chargée d'histoire, "Guérande la médiévale" est
au 15ème siècle une ville dont l'importance vient immédiatement après celle de Nantes. Elle voit à cette époque s'élever les remparts de granit qui la protégeront au fil des siècles et qui
ceignent toujours aujourd'hui la ville ancienne.
Située au coeur de la presqu'ile qui porte son nom, entre marais salants et brièrons, Guérande est géographiquement cernée par les estuaires de la Loire et de la Vilaine.
Lieu propice à la promenade, la ville intra-muros est très visitée et si l'on prend soin de flâner le nez au vent au hasard des rues et ruelles, on peut tomber sur des détails intéressants
comme les enseignes, souvent artistiques et ouvragées dont s'ornent certaines "échoppes" afin d'attirer l'attention des passants et clients potentiels...
Un paludier bien filiforme....
Pour finir, une dernière enseigne : l'emblême de la Ville figurant sur la Porte Saint-Michel